

Une histoire personnelle devenue un engagement d’historienne
Mon intérêt pour la Seconde Guerre mondiale est né très tôt. Enfant, j’ai été sensibilisée à l’histoire du nazisme et de la persécution, notamment à travers la découverte de lieux de mémoire et les récits transmis par ma famille. Très tôt, une question s’est imposée à moi : pourquoi ?
Cette interrogation ne m’a jamais quittée. Elle a progressivement transformé une curiosité d’enfant en un intérêt durable pour l’histoire contemporaine, puis en un engagement dans la recherche et la transmission.
Au cours de mes études, j’ai également eu l’occasion de rencontrer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale, parmi lesquels des résistants et des survivants de la Shoah. Ces échanges ont contribué à préciser mon intérêt pour l’histoire des trajectoires individuelles et pour les questions liées à la mémoire. Ils ont également renforcé ma volonté de contribuer, par la recherche historique, à la connaissance et à la transmission de ces parcours.
Parmi ces rencontres, celle de Madeleine, résistante, a particulièrement compté dans mon cheminement. Son témoignage et son engagement ont contribué à nourrir ma réflexion sur la Résistance et sur la manière dont ces trajectoires peuvent être étudiées et transmises au-delà du seul cadre historique.
Un parcours franco-allemand
Mon parcours universitaire en histoire contemporaine à la Sorbonne m’a conduite à consacrer mes recherches à la Seconde Guerre mondiale.
Au fil de ces recherches, j’ai progressivement développé une approche franco-allemande de l’histoire contemporaine. Cette dimension occupe aujourd’hui une place importante dans mon travail et s’inscrit dans une ouverture plus large aux recherches et aux parcours qui dépassent les frontières nationales.
Pourquoi Archives & Mémoire ?
J’ai créé Archives & Mémoire avec une conviction simple : les questions que chacun peut se poser sur son histoire méritent de trouver des réponses fondées sur la recherche historique.
Il existe, en dehors des livres et des travaux universitaires, une multitude d’histoires qui restent à comprendre : celles d’une famille, d’un parcours de guerre, d’un engagement, d’une disparition ou d’un événement dont il ne reste parfois que quelques documents, quelques souvenirs ou une question transmise de génération en génération.
Mon objectif est de mettre le travail de l’historien au service de ces recherches et de rendre la connaissance historique accessible à celles et ceux qui souhaitent comprendre une histoire qui leur est propre.
Rechercher, comprendre et transmettre : faire vivre les traces du passé pour mieux éclairer les histoires d’aujourd’hui.